Le malheur d'aimer
(Le voyage de Hollande et autres poèmes - Poème "Chanson pour Fougère")

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Que sais-tu des plus simples choses
Les jours sont des soleils grimés
De quoi la nuit rêvent les roses
Tous les feux s'en vont en fumée
Que sais-tu du malheur d'aimer

Je t'ai cherchée au bout des chambres
Où la lampe était allumée
Nos pas n'y sonnaient pas ensemble
Ni nos bras sur nous refermés
Que sais-tu du malheur d'aimer

Je t'ai cherchée à la fenêtre
Les parcs en vain sont parfumés
Où peux-tu où peux-tu bien être
A quoi bon vivre au mois de mai
Que sais-tu du malheur d'aimer

Que sais-tu de la longue attente
Et ne vivre qu'à te nommer
Dieu toujours même et différente
Et de toi moi seul à blâmer
Que sais-tu du malheur d'aimer

Que je m'oublie et je demeure
Comme le rameur sans ramer
Sais-tu ce qu'il est long qu'on meure
A s'écouter se consumer
Connais-tu le malheur d'aimer
   bisoux  Que serais-je sans toi
   bisoux  J'entends J'entends
   bisoux  Les poètes
   bisoux  Au bout de mon âge
   bisoux  C'est si peu dire que je t'aime
   bisoux  Devine
   bisoux  Robert le diable
   bisoux  Nous dormirons ensemble
   bisoux  Le malheur d'aimer
   bisoux  Un jour Un jour
   bisoux  Qui vivra verra
   bisoux  Elle
   bisoux  Complainte de Pablo Neruda
   bisoux  Heureux celui qui meurt d'aimer
   bisoux  J'arrive où je suis étranger
   bisoux  Carco
   bisoux  Chagall
   bisoux  Pourtant la vie
   bisoux  Lorsque s'en vient le soir
   bisoux  Odeur de myrtilles
   bisoux  Les oiseaux déguisés
   bisoux  Chambres d'un moment
   bisoux  Les feux de Paris
   bisoux  Pablo mon ami
   bisoux  Musique de ma vie
   bisoux  Epilogue

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