C'est si peu dire que je t'aime
(Le fou d'Elsa - extrait de "Journal de moi")

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Comme une étoffe déchirée
On vit ensemble séparés
Dans mes bras je te tiens absente
Et la blessure de durer
Faut-il si profond qu'on la sente
Quand le ciel nous est mesuré

C'est si peu dire que je t'aime

Cette existence est un adieu
Et tous les deux nous n'avons d'yeux
Que pour la lumière qui baisse
Chausser des bottes de sept lieues
En se disant que rien ne presse
Voilà ce que c'est que d'être vieux

C'est si peu dire que je t'aime

C'est comme si jamais jamais
Je n'avais dit que je t'aimais
Si je craignais que me surprenne
La nuit sur ma gorge qui met
Ses doigts gantés de souveraine
Quand plus jamais ce n'est le mal

C'est si peu dire que je t'aime

Lorsque les choses plus ne sont
Qu'un souvenir de leur frisson
Un écho des musiques mortes
Demeure la douleur du son
Qui plus s'éteint plus devient forte
C'est peu des mots pour la chanson

C'est si peu dire que je t'aime
Et je n'aurai dit que je t'aime


   bisoux  Que serais-je sans toi
   bisoux  J'entends J'entends
   bisoux  Les poètes
   bisoux  Au bout de mon âge
   bisoux  C'est si peu dire que je t'aime
   bisoux  Devine
   bisoux  Robert le diable
   bisoux  Nous dormirons ensemble
   bisoux  Le malheur d'aimer
   bisoux  Un jour Un jour
   bisoux  Qui vivra verra
   bisoux  Elle
   bisoux  Complainte de Pablo Neruda
   bisoux  Heureux celui qui meurt d'aimer
   bisoux  J'arrive où je suis étranger
   bisoux  Carco
   bisoux  Chagall
   bisoux  Pourtant la vie
   bisoux  Lorsque s'en vient le soir
   bisoux  Odeur de myrtilles
   bisoux  Les oiseaux déguisés
   bisoux  Chambres d'un moment
   bisoux  Les feux de Paris
   bisoux  Pablo mon ami
   bisoux  Musique de ma vie
   bisoux  Epilogue

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