Les poètes
(Les poètes - extrait de "Prologue")
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Je ne sais ce qui me possède
Et me pousse à dire à voix haute
Ni pour la pitié ni pour l'aide
Ni comme on avouerait ses fautes
Ce qui m'habite et qui m'obsède
Celui qui chante se torture
Quels cris en moi quel animal
Je tue ou quelle créature
Au nom du bien au nom du mal
Seuls le savent ceux qui se turent
Machado dort à Collioure
Trois pas suffirent hors d'Espagne
Que le ciel pour lui se fît lourd
Il s'assit dans cette campagne
Et ferma les yeux pour toujours
Au dessus des eaux et des plaines
Au dessus des toits des collines
Un plain-chant monte à gorge pleine
Est-ce vers l'étoile Hölderlin
Est-ce vers l'étoile Verlaine
Marlowe il te faut la taverne
Non pour Faust mais pour y mourir
Entre les tueurs qui te cernent
De leurs poignards et de leurs rires
A la lueur d'une lanterne
Etoiles poussières de flamme
En août qui tombez sur le sol
Tout le ciel cette nuit proclame
L'hécatombe des rossignols
Mais que sait l'univers du drame
La souffrance enfante les songes
Comme une ruche ses abeilles
L'homme crie où son fer le ronge
Et sa plaie engendre un soleil
Plus beau que les anciens mensonges
Je ne sais ce qui me possède
Et me pousse à dire à voix haute
Ni pour la pitié ni pour l'aide
Ni comme on avouerait ses fautes
Ce qui m'habite et qui m'obsède
Que serais-je sans toi
J'entends J'entends
Les poètes
Au bout de mon âge
C'est si peu dire que je t'aime
Devine
Robert le diable
Nous dormirons ensemble
Le malheur d'aimer
Un jour Un jour
Qui vivra verra
Elle
Complainte de Pablo Neruda
Heureux celui qui meurt d'aimer
J'arrive où je suis étranger
Carco
Chagall
Pourtant la vie
Lorsque s'en vient le soir
Odeur de myrtilles
Les oiseaux déguisés
Chambres d'un moment
Les feux de Paris
Pablo mon ami
Musique de ma vie
Epilogue
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